Il est l’auteur du livre «Dans l’antre de Norbourg» (aux Éditions Voix parallèles)
Membre de l’Association des MBA du Québec
Membre de la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain
• Cours sur le commerce des valeurs mobilières au Canada
Mes réfléxions
L’éducation de l’investisseur est une des pièces maîtresses de l’amélioration des normes et de l’éthique du milieu financier. En démystifiant l’Économie et la Finance, l’investisseur va réaliser que ces concepts ne sont pas aussi compliqués qu’on lui fait croire. Cette prise de conscience va l’amener non seulement à oser poser des questions sur tout ce qui concerne ses placements, mais aussi à aiguiser sa responsabilisation.
Le pendant de cette démarche est une amélioration de la protection de l’investisseur en renforçant l’éthique et la transparence de l’offre de produits et services financiers.
La débacle des marchés boursiers en 2008, suite à la crise des Subprimes, a provoqué une onde de choc sur la conscience collective. Notre modèle économique libéral actuel, basé sur la consommation effrénée et qui a dérapé vers l’accumulation du profit à court terme, semble nous montrer ses limites.
Nous assistons aujourd’hui à une prise de conscience collective du besoin impérieux d’améliorer les mœurs du système financier afin d’y restaurer la confiance, cet élément indispensable au bon fonctionnement de nos sociétés à long terme.
La lutte à la fraude financière et aux criminels en cravate est une affaire de tous et chacun. Il s’agit d’une approche globale qui doit se faire à tous les chaînons du processus d’une transaction financière. S’il est impératif de renforcer les lois à l’encontre des délinquants, il est également essentiel non seulement d’améliorer la protection de l’investisseur, en responsabilisant et imputabilisant les fournisseurs de produits et services financiers, mais aussi d’éduquer et responsabiliser l’investisseur.
Mon cheminement
Avant de joindre le secteur financier, j’ai travaillé pour deux grandes entreprises manufacturières canadiennes : Consolidated Bathurst (pâtes et papiers) et Northern Telecom (télécommunications).
J’ai joint le milieu de la finance en septembre 1985, en entrant chez Merrill Lynch Canada comme conseiller financier. Le crash de 1987 fait donc partie de mes expériences marquantes. J’ai fait pas mal le tour de cette industrie en travaillant également pour le courtier Nesbitt Thomson*, puis pour la Chambre de compensation (CDS**), enfin comme vice-président des ventes pour des manufacturiers et gestionnaires de fonds communs, le Groupe de Fonds Guardian et Montrusco Bolton avec le fameux Fonds Croissance Québec. Puis j’ai fait le saut chez Norbourg, intéressé à l’idée de participer à un nouveau défi parrainé par le Gouvernement du Québec et la Caisse de Dépôt. J’ai quitté Norbourg en novembre 2003, et me suis consacré à faire des chroniques financières éducatives à la radio.
Avec la collaboration du journaliste Gérard Samet, j’ai écrit ”Dans l’antre de Norbourg” (mai 2008 aux Éditions Voix parallèles), un ouvrage sur le scandale de Norbourg. Je retrace vu de l’intérieur de l’organisation, l’histoire d’un des plus gros scandale financier au Québec.
Je suis aujourd’hui conseiller en éthique et travaille sur différents projets visant à communiquer, éduquer et proposer des solutions afin que les valeurs humaines puissent récupérer leurs lettres de noblesse au sein de notre environnement économique et financier.
* La Banque de Montréal achète Nesbitt Thomson en 1987. En 1994, le regroupement de Nesbitt Thomson et de Burns Fry donne Nesbitt Burns. En 2000, la marque « BMO » vient s’ajouter pour donner BMO Nesbitt Burns.Réf. : http://www.bmocm.com/francais/proposdenous/medias/historie/default.aspx
** Canadian Depository for Securities

Bonjour M. Therninck,
Je viens tout juste de terminer la lecture de votre livre “Dans l’antre de Norbourg” et une grande question demeure pour moi à laquelle j’aimerais bien entendre à tout le moins, votre hypothese…
Où sont passé selon vous les fonds détournés par Vincent Lacroix ?
Merci !
Bonsoir M. Therninck,
Je viens tout juste de terminer la lecture de votre livre “Dans l’antre de Norbourg”. J’étais le premier à l’emprunter de la Bibliothèque de Dorval! Mes félicitations pour la qualité de votre recherche et pour votre capacité à transmettre toute l’histoire, incluant ce que vos avez vécu, de façon claire.
Pour répondre à la personne qu’a posé la première question, j’ai trouvé sur Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Norbourg) l’information suivante en relation au destin d’une partie des fonds détournés :
« À l’heure actuelle, les autorités savent qu’il a encore accès à près de 35 millions de dollars dans deux banques: l’une aux Îles Cayman (Butterfield Bank) et au Bahamas. Vraisemblablement qu’il devra attendre 5 ans avant d’y avoir accès selon la justice canadienne. »
Je vous invite a intégrer dans votre blogue une partie appelé « Suivi du cas Norbourg ». Il y a des événements fort intéressants, par exemple, le 19 décembre avec l’appel de l’AMF a la réduction de sentence de Vincent.
Sincères salutations,
Alberto