Nos chercheurs sont actuellement capables de démontrer que l’Univers est en expansion, mais qu’il a déjà vécu des phases de contraction. Si l’Univers est soumis à un cycle, très long et très lent, du moins à l’échelle humaine, il est logique que tout ce qui en découle soit également soumis à des rythmes cycliques. Ainsi en est-il des planètes tournant autour du soleil, de leur rotation sur elles-mêmes, des Perséides (pluie d’étoiles filantes vers la mi-août), de la révolution de la Lune autour de la Terre, et son influence sur les marées et sur les êtres vivants, des périodes de glaciation et des saisons sur la Terre.
Si la Terre est vivante et respire elle aussi comme un poumon, alors tout ce qui y vit, ou est issu et organisé par des êtres vivants, est également soumis à des cycles. L’Économie, flux d’échange organisé crée par les Hommes n’y échappe donc pas. L’Homme non plus. Avec le temps, la Science-économique a donc répertorié différents cycles économiques qui se produisent assez régulièrement, et au travers desquels nos activités humaines évoluent, passant d’un cycle à l’autre, enrichies du cycle précédent. Le cycle économique peut être défini comme un mouvement généralisé observable au même moment dans un très grand nombre d’activités, suivi d’un mouvement généralisé similaire de récessions, de contractions, et de reprises qui se fusionnent pour entraîner l’économie dans une nouvelle phase d’expansion.
| Source : Wikipédia |
Vous voyez, nous sommes tout naturellement plongés dans un cycle perpétuel de découvertes et d’évolution !
Si les cycles économiques prennent des formes différentes selon les pays et les régions, la transmission internationale des cycles est indéniable, mais leur synchronisation n’est plus ce qu’elle était. Grâce à l’évolution des moyens de communication, le monde s’élargit, ou vu sous un autre angle se rapproche, les impacts sur les autres sont beaucoup plus rapides, mais l’éveil et l’évolution se fait à un rythme différent, à un cycle différent, dépendant des caractéristiques intrinsèques propres à chaque groupe, à chaque pays, à chaque zone géographique.
A partir des travaux sur les cycles économiques de Nikolai Kondratieff (1892-1938), économiste soviétique mort au Goulag, Joseph Schumpeter (1883-1950) a développé la première théorie de la croissance sur une longue période. Il pensait que l’innovation portée par les entrepreneurs constituait la force motrice de la croissance. Il développa en particulier l’importance de l’entrepreneur dans Théorie de l’évolution économique en 1913. Il retient trois catégories de cycles :
Les cycles longs, d’une durée de 40 à 60 ans, que l’on appellent aussi les cycles Kondratieff. Ils ont été mis en évidence en 1926 par l’économiste dans son ouvrage Les vagues longues de la conjoncture. Les différentes phases qu’il recense sont : ● l’apparition des engins à vapeur, ● les trains et rails, ● l’électricité et l’apparition des voitures, ● l’invention des avions et le commencement des appareils électroniques, ● les nouvelles technologies telles que l’Internet et le numérique.
Les cycles intermédiaires ou cycles Juglar, ont une durée variant de sept à onze ans. Ils sont aussi appelés cycles des affaires. En 1862, Clément Juglar (1819-1905), médecin et économiste français, publie un ouvrage dans lequel il présente un cycle qui n’a que trois phases du cycle économique traditionnel : expansion, crise et liquidation.
Les cycles courts ou cycles Kitchin, ont quant à eux une durée de trois à quatre ans. Ils sont considérés comme des cycles mineurs, et on considère qu’il y a deux cycles Kitchin dans un cycle Juglar. C’est en 1923 que Joseph Kitchin, statisticien, souligne l’existence de tels cycles qui seraient liés aux variations de stocks de la part des entreprises.
Vous voyez, il n’y a aucune raison de trouver cela compliqué. De nouveau, laissez l’analyse et l’interprétation aux spécialistes qui vont s’en servir pour réguler l’Économie. Prenez simplement conscience que ces cycles existent, que vous en faites partie et que vous y contribuez. En lisant les journaux, ou en écoutant les nouvelles, vous comprendrez mieux lorsque l’on parle d’expansion ou de possibilités de récession, comme c’est le cas ces temps-ci sur toutes les tribunes en ce qui concerne l’économie américaine. Nous verrons dans un article prochain ce que l’on entend par expansion et récession, phénomènes que vous avez déjà vécus plusieurs fois.
* http://www.diffusion.ens.fr/vip/tableA01.html

